Biographie

Portrait de l'artiste peintre savoyard Lucien Poignant

Né le 23 janvier 1905, à Chambéry, il se forme à la peinture au coté de son professeur Marcel Mergier qui très vite détecte chez son élève un don certain pour l’art. Travaillant un temps à la préfecture de la Savoie, très vite il abandonne son emploi pour se consacrer à sa passion, la peinture. Habitant le même immeuble, rue des Ecoles, que le peintre Joseph Communal, encouragé par son frère ainé le docteur Roger Poignant qui lui offrit son premier matériel de peinture ainsi qu'un chevalet de campagne, Lucien poignant (photo. haut droit), ayant alors 19 ans, expose à St Etienne où se fut le début de son succès. Ses toiles se vendent rapidement dans les galeries privées.

Immeuble à Chambéry où vécut l'artiste peintre Lucien Poignant

Il se marie en 1930 avec Nancie Belle, elle même peintre, qu’il influence beaucoup. L’artiste mène une vie de bohème. Il vit au cœur de la vieille ville de Chambéry, durant un temps sous les toits, dans l'hôtel de Châteauneuf (photo. bas gauche). Il se plait à rencontrer d’autres peintres chambériens, chaque soir, à la galerie Janin. Il devient sociétaire des artistes français durant l'année 1938 suite à la présentation d'un tableau intitulé Le lac de Montriond. Sa carrière sera brève, le 11 février 1941, à l’age de 36 ans, la maladie l’emporte brutalement. Il décède à Lyon. Parmi ses amis, l'artiste peintre Francis Cariffa prononce son oraison funèbre, alors que le musicien savoyard Ernest Luguet lui rend hommage en composant et interprétant "Le tombeau de Lucien Poignant" faisant écho au "Tombeau de Couperin" de Maurice Ravel.

Ces tableaux, de son vivants, auront été exposés et vendus partout à travers le monde, du Maroc à l’Australie, de la France à l’Angleterre. La postérité retiendra ses tableaux peints au couteau représentant des paysages savoyards comme le Lac du Bourget, le mont Granier, la ville de Chambéry et ses environs ainsi que ses tableaux de montagne.

Exposition

  • En France, dans des villes telles que Annonnay, Bordeaux, Lille à la galerie de France (1934, 1935), Lyon (1929, 1930, 1931), Marseille, Nancy, Paris à la galerie Ecale (1938), Reims à la galerie Tayllerand, Rouen, Saint-Etienne à la galerie Mandon (1924, 1928, 1929, 1931) et à Strasbourg.
  • A l'étranger, en Australie à Sydney (1928, 1929), en Belgique à Bruxelles, au Maroc à Rabat (1936), au Royaume-Uni à Londres (1928, 1929, 1930) ainsi qu'en Suisse.

Bibliographie

  • Poignant Nancie,
    Du couteau à la plume, imprimerie Arc-Isère, 1989
  • Desbois Jean,
    Nos peintres savoyards : Lucien Poignant, Echo de Savoie, n° 13 du 25 mars 1928
  • Paccard Noël,
    L'art savoyard en deuil : Lucien Poignant est mort, Echo de Savoie, n° 4 du 25 février 1941